Avoir plus de 250 000 € placés dans une assurance-vie française est une situation fréquente. Le contrat a été alimenté au fil des années, parfois depuis longtemps. Certains bénéficient même d’une fiscalité avantageuse, ce qui peut les inciter à les conserver.
Pourtant, à partir de ce seuil, ces contrats deviennent très souvent sous-optimaux.
Et face à eux, l’assurance-vie luxembourgeoise fait mieux… sur absolument tous les critères.
Alors pourquoi continue-t-on d’ouvrir des contrats français à des clients capables d’investir de telles sommes ?
C’est la question que je me pose tous les jours.
Le premier problème des assurances-vie françaises, c’est leur structure. Le fonds euros, longtemps considéré comme le placement refuge par excellence, n’offre aujourd’hui plus de rendement satisfaisant. Ses contraintes réglementaires et sa gestion prudente le rendent inadapté aux capitaux importants. Lorsqu’un investisseur y place 250 000 € ou davantage, la performance globale de son patrimoine est irrémédiablement freinée. À cela s’ajoute une architecture d’investissement souvent limitée. Les contrats français proposent un univers de fonds relativement restreint, rarement international, rarement institutionnel, et encore moins modulable. Autrement dit, on ne peut pas réellement construire une stratégie sur mesure avec des outils optimisés pour les gros patrimoines.
La question de la sécurité renforce encore l’écart. Le Luxembourg dispose d’un dispositif unique en Europe : le triangle de sécurité. Il impose une séparation stricte entre les actifs de l’assureur et ceux du client, ainsi qu’un contrôle permanent par une banque dépositaire. S’y ajoute le super-privilège, qui place l’investisseur en première position en cas de faillite de l’assureur. Rien d’équivalent n’existe en France. Pour un patrimoine élevé, cette protection supplémentaire n’est pas un détail ; c’est un élément déterminant dans la stratégie patrimoniale.
À l’inverse, un contrat luxembourgeois offre une architecture ouverte et internationale, un accès à des stratégies professionnelles, des fonds institutionnels, des mandats de gestion plus sophistiqués, et une flexibilité nettement supérieure. Contrairement à ce que certains pensent, la fiscalité reste la même que celle applicable en France, car elle dépend du pays de résidence du client, non du pays du contrat. En résumé, on ne perd rien, mais on gagne en performance, en diversification et en sécurité.
Alors pourquoi continue-t-on de proposer des assurances-vie françaises à des clients disposant de plus de 250 000 € ? La réponse est souvent la même : les rétrocommissions. Les rémunérations versées au conseiller sont généralement plus importantes sur les contrats français. À cela s’ajoute un manque de formation sur les contrats luxembourgeois, qui exigent une expertise plus technique et une compréhension plus globale du patrimoine du client. Le marché français fonctionne aussi beaucoup par inertie : on propose ce que l’on connaît, ce qui est facile, ou ce qui est historiquement ancré.
Pour moi, c’est un défaut de conseil. Lorsqu’un client dispose d’un patrimoine conséquent, lui ouvrir un contrat français n’a presque jamais de sens, ni sur le plan de la sécurité, ni sur celui de la performance, ni sur la cohérence patrimoniale. Le rôle d’un conseiller n’est pas d’orienter vers ce qui est le plus rémunérateur pour lui, mais vers ce qui est le plus adapté pour le client. Et lorsque le patrimoine dépasse 250 000 €, l’assurance-vie luxembourgeoise est presque toujours la solution la plus pertinente.
Si vous détenez aujourd’hui plus de 250 000 € dans une assurance-vie française, il est peut-être temps de vous poser les bonnes questions. Un audit complet de votre contrat, une analyse des supports, des frais, de la performance et du potentiel d’optimisation permet souvent de mettre en lumière des marges d’amélioration importantes. Dans de nombreux cas, une ouverture au Luxembourg offre une alternative plus cohérente, plus sécurisée et plus performante pour accompagner vos objectifs patrimoniaux à long terme.